Deux néobanques qu'on cite pour faire fructifier son argent, deux approches opposées. Trade Republic rémunère les liquidités qui dorment à côté d'un compte-titres ; bunq est une néobanque complète qui paie des intérêts sur le solde. Pour épargner en Belgique, la vraie question n'est pas « laquelle est la meilleure », mais laquelle rapporte le plus une fois l'impôt payé. Voici comment je les départage.
Trade Republic ou bunq : laquelle choisir pour épargner ?
Pour faire fructifier une somme disponible, Trade Republic a l'avantage du taux sans frais : autour de 2 % brut à l'été 2026, jusqu'à 3 % en promotion pour les nouveaux clients, plafonné à 50 000 €, sans frais de tenue de compte. bunq verse un taux comparable, chaque semaine, mais son épargne rémunérée passe par une formule payante. Le point à retenir : Trade Republic n'est pas un compte courant, c'est un compte-titres avec liquidités rémunérées.
La distinction compte, parce que ces deux comptes ne jouent pas le même rôle. Trade Republic fait une chose très bien : garder vos liquidités non investies à un taux correct, à côté de vos placements en bourse, sans rien facturer. bunq ratisse plus large : carte, jusqu'à 25 sous-comptes avec chacun son IBAN, épargne intégrée, le tout dans une néobanque payante. J'ai ouvert et utilisé les deux — pour parquer une réserve sans frais, je vise Trade Republic ; pour un compte souple qui range mon budget en sous-comptes, c'est bunq qui a de l'intérêt, à condition d'accepter l'abonnement.
Trade Republic ou bunq : quelles différences pour l'épargne ?
L'écart tient en quatre points : le coût (gratuit contre abonnement), le rythme de versement des intérêts, le pays de la licence (donc du fonds de garantie) et la vocation du compte. Le reste — application mobile soignée, sécurité, gestion 100 % en ligne — se ressemble beaucoup.
Voici les conditions de base, à jour de l'été 2026. Les grilles bougent souvent, car les taux suivent la Banque centrale européenne : vérifiez toujours l'offre en vigueur au moment d'ouvrir.
| Critère (formule d'entrée) | Trade Republic | bunq |
|---|---|---|
| Taux brut annuel | ~2 % (jusqu'à 3 % promo, ≤ 50 000 €) | jusqu'à ~2 % selon la formule |
| Versement des intérêts | Mensuel | Hebdomadaire |
| Frais de tenue de compte | Aucun | Abonnement dès ~4 €/mois |
| Compte réglementé belge | Non | Non |
| Précompte mobilier | 30 % (à déclarer) | 30 % (à déclarer) |
| Licence / garantie des dépôts | Banque (DE), 100 000 € | Banque (NL), 100 000 € |
| IBAN | Allemand (DE) | Néerlandais (NL) |
Concrètement, pour un usage courant : si vous voulez rémunérer une trésorerie qui dort sans payer d'abonnement, Trade Republic est plus évidente. Si vous cherchez une néobanque complète qui range votre budget en sous-comptes tout en payant des intérêts, bunq se défend, à condition d'amortir sa formule.

Trade Republic ou bunq : laquelle offre le meilleur taux ?
Sur le taux brut, c'est très serré à l'été 2026. Trade Republic rémunère les liquidités non investies autour de 2 % par an, plafonnées à 50 000 €, avec une promotion qui monte jusqu'à 3 % pour les nouveaux clients pendant quelques mois, et des intérêts versés chaque mois. bunq affiche un taux du même ordre, jusqu'à environ 2 % brut selon la formule, avec un versement hebdomadaire — un rythme plus rapide, agréable à suivre.
Mais le taux brut ne dit pas tout, parce que bunq facture un abonnement. J'ai laissé quelques milliers d'euros sur chaque compte pour comparer : le rythme hebdomadaire de bunq est plaisant, mais une fois l'abonnement mensuel déduit, l'avantage fond sur les petits montants. Chez Trade Republic, il n'y a pas de frais fixe à amortir, donc chaque euro d'intérêt reste dans votre poche avant impôt. Pour un capital modeste, cette absence de frais compte plus que le dixième de point de taux ; pour une grosse réserve, la promotion à 3 % de Trade Republic prend clairement l'avantage tant qu'elle dure.
Combien vous rapporte vraiment chaque compte après impôt ?
C'est là que beaucoup se trompent : le taux affiché en gros sur la page d'accueil est un taux brut. Ces deux comptes sont non réglementés, donc leurs intérêts subissent 30 % de précompte mobilier dès le premier euro, sans l'exonération réservée aux livrets belges. Sur 2 % brut, il reste donc environ 1,4 % net, chez l'une comme chez l'autre — et il faut encore retirer, côté bunq, le coût de l'abonnement.
Et comme l'IBAN est étranger, le précompte n'est pas prélevé à la source : c'est à vous de déclarer les intérêts perçus dans le cadre VII de votre déclaration, et de signaler le compte au Point de contact central de la Banque nationale. La première année, j'avais oublié cette case pour un compte allemand — l'oubli se rattrape, mais reste une obligation. Comparez donc toujours en rendement net : sur 20 000 € posés un an, environ 2 % brut rapportent près de 280 € nets, dont il faut déduire une cinquantaine d'euros d'abonnement annuel chez bunq. L'écart n'est pas anecdotique dès que le capital grimpe ou que la promotion Trade Republic joue.

Vos dépôts sont-ils garantis sur Trade Republic et bunq ?
Bonne nouvelle : les deux sont des banques agréées, donc vos dépôts sont protégés jusqu'à 100 000 € par déposant. La nuance est le pays du fonds de garantie. Trade Republic dépend du système allemand (licence bancaire allemande) ; bunq du système néerlandais, avec une licence bancaire complète aux Pays-Bas. Le plafond de 100 000 € est le même partout dans l'Union européenne — c'est une règle harmonisée — mais en cas de pépin, c'est le fonds du pays d'origine qui indemnise, dans sa langue et selon ses délais.
Qu'est-ce que ça change en pratique ? Pour l'immense majorité des épargnants, rien : la garantie joue de la même façon. C'est surtout une raison de vérifier le statut avant de déposer de grosses sommes — un simple établissement de paiement ou de monnaie électronique n'offrirait pas cette protection, contrairement à ces deux banques. L'agrément et le pays de licence se vérifient auprès de la FSMA et de la Banque nationale de Belgique. Et par prudence, je ne concentre jamais plus de 100 000 € chez un seul acteur, quel que soit son pays.
Trade Republic ou bunq : laquelle comme compte au quotidien ?
Pour vivre en Belgique au jour le jour, bunq est la plus polyvalente des deux. C'est une néobanque complète : carte, sous-comptes multi-IBAN, paiements sans contact et budget rangé par enveloppes. Trade Republic reste avant tout un compte-titres avec liquidités rémunérées et une carte, mais elle n'a pas vocation à remplacer un compte courant. Aucune des deux, en revanche, n'émet d'IBAN belge : celui de bunq est néerlandais (NL), celui de Trade Republic allemand (DE).
Cette nuance de l'IBAN mérite qu'on s'y arrête. Un IBAN étranger se heurte encore, ici, à des refus de domiciliation : j'ai vu un prélèvement refusé parce que l'IBAN commençait par un préfixe non belge — techniquement interdit par le règlement SEPA, mais toujours pratiqué. Et surtout : ni Trade Republic ni bunq ne gèrent Bancontact, le réseau derrière environ 85 % des paiements par carte en magasin en Belgique. Leurs cartes passent par Mastercard ou Visa, acceptées presque partout, mais certains parkings, bornes et sites belges exigent encore Bancontact. Aucune ne remplace donc totalement une banque belge.
Trade Republic ou bunq pour quel profil ?
Partez de votre usage réel plutôt que d'un verdict unique :
✓ Pour
- Rémunérer une trésorerie sans frais de tenue de compte : Trade Republic
- Épargne à côté de placements en bourse : Trade Republic et son compte-titres
- Néobanque complète avec sous-comptes multi-IBAN : bunq
- Intérêts versés chaque semaine et budget par enveloppes : bunq
✗ Contre
- Besoin d'un compte courant complet : Trade Republic n'en est pas un
- Petits montants et allergie aux frais fixes : l'abonnement bunq grignote le rendement
- Paiements uniquement Bancontact (parkings, certains sites) : ni Trade Republic ni bunq
- Allergie à la paperasse fiscale : les intérêts étrangers sont à déclarer soi-même
Pour une réserve qui attend un projet et que je veux rémunérer sans payer d'abonnement, je bascule sur Trade Republic : le taux net, sans frais fixe, fait la différence sur la durée. Pour une néobanque du quotidien qui range mon budget en sous-comptes et rémunère au passage, bunq coche plus de cases, si j'accepte sa formule payante. Beaucoup de gens que je connais gardent un pied dans chaque logique. Notre quiz propose une recommandation en deux minutes selon votre profil, et le comparateur met les deux offres côte à côte.
En résumé
Entre Trade Republic et bunq, il n'y a pas de gagnante universelle, mais deux métiers. Trade Republic est la référence du rendement sans frais sur liquidités : autour de 2 % brut, jusqu'à 3 % en promotion, plafonné à 50 000 € et adossé à un compte-titres, mais avec un IBAN allemand et aucun rôle de compte courant. bunq est la néobanque complète, avec sous-comptes multi-IBAN et intérêts hebdomadaires, au prix d'un abonnement mensuel. Les deux sont des banques agréées à 100 000 €, les deux taxent à 30 % à déclarer soi-même, et aucune ne gère Bancontact. Pour de petites sommes, un livret réglementé belge reste souvent imbattable. Pour aller plus loin, comparez toutes les offres poste par poste dans notre comparateur, ou lisez notre guide de la meilleure néobanque pour épargner si l'épargne est votre priorité.
Sources : Banque nationale de Belgique (garantie des dépôts, Point de contact central), SPF Finances et Wikifin (précompte mobilier, exonération des comptes d'épargne réglementés), FSMA (registre des établissements agréés), conditions tarifaires Trade Republic et bunq consultées en juillet 2026.
Comparateur Épargne & taux
Compare tous les épargne & taux côte à côte.
Comparer maintenant →
Questions fréquentes
Maxime suit le secteur des néobanques et de la fintech belge depuis près de dix ans. Ancien conseiller en agence devenu analyste indépendant, il ouvre et teste lui-même les comptes qu’il compare, décortique les grilles tarifaires ligne par ligne et traque les frais cachés derrière les offres « gratuites ». Son objectif : aider les Belges à payer moins et choisir une banque qui colle vraiment à leur usage, sans jargon ni argument commercial.
